Anonymous mardi 27/07/2010 19:44
(nt)

vite pensais-je tout ce précieux temps gâché
à ne rien faire à boire à fumer
le lierre progresse plus vite encore
sur la façade ornementée du noble
bâtiment de style colonial
devant lequel je m’immobilise


ce besoin de s’appuyer sur les fresques
en marbre et de les recouvrir
de vivantes circonvolutions vertes


chaque subdivision du végétal indique
un choix entre plusieurs amours
certains chemins se terminent
happés dans une fissure béante
fond noir comme le sommeil
d’autres finissent en spirales ascendantes
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Florian mardi 27/07/2010 19:49
Re: (nt)

c'est toi michel ? chapeau
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... mardi 27/07/2010 19:52
Re: (nt)

non c'est pas michel ! mais alors pas du tout !
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... mardi 27/07/2010 21:15
Re: (nt)

bah alors ? personne ne voit qui c'est ?
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m mercredi 28/07/2010 09:37
puis quoi encore

quand même... ! même quand je me laisse aller, j'accepterai quand même pas des trucs comme ça:

"chaque subdivision du végétal indique
un choix entre plusieurs amours
certains chemins se terminent
happés dans une fissure béante
fond noir comme le sommeil
d’autres finissent en spirales ascendantes"

"happés dans une fissure béante..." : le cul ? au fond " noir comme le sommeil " ?
" d'autres finissent en spirales ascendantes": par devant ?

puis " chaque subdivision ( ??? ) du végétal indique "
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F mercredi 28/07/2010 10:27
Re: puis quoi encore

that's poetry
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Claire mercredi 28/07/2010 10:39
Re: puis quoi encore

il y a une certaine lourdeur délibérée (?) que je ne déteste pas.
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... mercredi 28/07/2010 14:03
Re: puis quoi encore

c'est normal, claire, en ce moment je lis les sonnets de shakespear, et ça, c'est du lourd.
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Claire mercredi 28/07/2010 16:19
un peu élisabethain et végétal aussi  :

A un jet de pierre


A un jet de pierre
le bonheur est passé
se tenant les paupières
comme un grand blessé
qui craindrait la lumière
de ses vies passées
ses campagnes guerrières
dans une eau glacée
où le sage se trempe
comme une épée trempée
car qui de nous jamais
ne s'est trompé

A un jet de pierre
le bonheur est passé
dans son habit de nuit
de velours damassé
clochettes d'argent
de liseron de lierre
dont chacune est le sang
dont chacune est la chair
de ce qu'il a béni
protégé de tout
car qui de nous ne fut
jamais à sa merci

à un jet de pierre
le bonheur est passé
s'est penché vers le sol
vers la terre tassée
planter une fleur
comme un girasol
de sa main sans couleur
de sa main gantée
voilà comme il se donne
voilà comme il aime
qui de nous jamais
n'a fait de même

à un jet de pierre
le bonheur est passé
nul ne l'a suivi
ni n'a ramassé
ce qu'il avait écrit
ce qu'il avait laissé
quelque chose de gris
deux lettres enlacées
comme deux initiales
peut-être d'une autre
probablement peut-être
un peu les nôtres

dans un coin du bar
le bonheur est assis
sorte de vieillard
comme n'importe qui
qui ne dit pas merci
pour ce qu'il a bu
pour ce qu'il a pris
et qu'il n'a pas rendu
dans le jour qui se lève
dans la nuit qui fut
car qui de nous jamais
heureux ne fut.


Gerard Manset



il te faut toujours un nouvel ennemi ?
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denis_h mercredi 28/07/2010 20:20
Re: un peu élisabethain et végétal aussi  :

gerbal n'est pas mon "ennemi". j'aime assez ses poèmes. je le trouve simplement ridiculement pontifiant quand il essaie de se justifier.
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Claire mercredi 28/07/2010 20:57
Re: un peu élisabethain et végétal aussi  :

ah oui ? tu devrais te (re)permettre d'être un peu plus pontifiant alors, parce que moi je trouve ça intéressant. Plus intéressant que ce que tu joues actuellement, en tout cas, cet espèce de personnage haï de tous et-je-vous-emmerde. On n'est pas au théatre.
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X mercredi 28/07/2010 21:37
Re: un peu élisabethain et végétal aussi  :

"cet espèce de personnage haï de tous"

En tant que lectrice du bleu, et intervenante parfois, j'espère que tu ne m'inclus pas dans ta communauté haineuse...
J'étais dans le quartier, j'ai jugé bon de m'arrêter dans le petit théatre de Claire...:)
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... mercredi 28/07/2010 14:02
Re: puis quoi encore

bonjour gerbal, j'aimerais te féliciter pour la pertinence de ton analyse. la "fissure", c'est ton cul, et comme il y a de la merde à l'intérieur, je parle du "fond noir". j'aurais aussi aimé parler de tes hémoroides, mais ça sera pour un prochain poème. quand à la "spirale ascendante" tu as parfaitement bien compris qu'il s'agit de ta bite hélicoidale en forme tire-bouchon. encore bravo à toi.
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aglaé mercredi 28/07/2010 11:45
Re: (nt)

la première strophe et même la seconde sont très compréhensibles sans être captivantes...mais...tout ceci est parfaitement prosaïque, non?...peut-être que la dernière est poétique mais je ne le saurai jamais car elle est incompréhensible, pour moi...uniquement pour moi, je pense...
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F mercredi 28/07/2010 13:11
Re: (nt)

vous êtes tous très terre à terre, même votre rêve est terre à terre, vous aimez rimbaud mais pas ce qu'il dit, et ce qu'il faut se dire en poésie est hallucinatoire
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... mercredi 28/07/2010 14:04
Re: (nt)

je suis tres content que tu aimes mon texte, florian, tu es l'une des rares personnes ici dont je prenne le jugement au sérieux.
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Julieta jeudi 29/07/2010 02:05
Re: (nt)

Tu as raison, ne jamais rien dire.
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